Seigneurs d’Arlos de la Servette et de Leymen, de Grammont, chevaliers, barons de Saint-Victor, comtes d’Entremont, etc.
C’est une maison de très ancienne noblesse qui a donné son nom à la paroisse et au château d’Arlos dans le Haut-Bugey, terre qu’elle a possédée pendant plusieurs siècles.
En l’an 1100, le comte de Savoie fit remise du marquisat de Saint-Sorlin au comte et seigneur de Milan. Dans un titre parchemin, conservé dans les archives des Bénédictins de l’Ordre de Cluny à St Rambert en Bugey (Ain), il est écrit que ledit comte n’a voulu pour caution de cette remise qu’Henri d’Arlos, qualifié dans l’acte de « noble et puissant chevalier » (nobilis miles et potens).
La haute antiquité et la considération dont jouissait la maison d’Arlos déjà largement prouvées par ce titre important le furent aussi par le mariage de Jeanne d’Arlos avec Christophe de Sales : elle fut la bisaïeule de Saint François de Sales.
La participation de la famille d’Arloz est mentionnée dans la glorieuse expédition des croisades menée par Amédée VI, comte de Savoie : dans ce titre que nous avons eu entre nos mains est cité un Gilles d’Arloz parmi les gentilshommes partis à la suite de ce prince (cet acte fut souscrit devant Damiette en 1259 par plusieurs chevaliers au nombre desquels se trouvait Galcherus de Arluzio ou d’Arloz).

C’est à Jean d’Arlos, qualifié chevalier, titre qui en ce temps-là (1235) était la marque de la plus haute noblesse, que commence la filiation suivie de la maison d’Arlos (Arlod, Arloz).
La ligne aînée s’est éteinte dans la famille de Giat, par suite du mariage de Marie-Maximilienne d’Arlos avec le baron de Courtille de Giat.
Les titres et dignités de Joseph d’Arlos, seigneur de la Servette et de Leymen, chevalier, baron de Saint-Victor, comte d’Entremont, passèrent alors à son frère Honoré-Hyacinthe d’Arlos, seizième du nom, qui les a transmis à ses successeurs.
En octobre 1740 Honoré-Hyacinthe épousa Claudine-Catherine de Mornieu, fille de François de Mornieu et de Josephe du Plastre d’Ambléon.
C’est ce mariage qui fit entrer le château de Grammont dans la famille d’Arloz ! (Gaspard de Mornieu, ancêtre de Claudine-Catherine, en avait fait l’acquisition en août 1620).
Mais le couple vécut de préférence au château de la Servette où naquit Claude-Anthelme d’Arloz en janvier 1744.
A la mort de ses parents, la tutelle de Claude-Anthelme âgé alors de 9 ans fut confiée à son oncle André de Mornieu, frère de sa mère, qui assuma son éducation jusqu’à son mariage avec Marie-Gabrielle de Montillet en janvier 1785.
C’est en avril 1793, au décès de son cher oncle pour qui il avait beaucoup d’affection et de reconnaissance que Claude-Anthelme d’Arloz s’est vu confirmé comme héritier universel de ce dernier.
Mais… c’est une autre histoire qui continue…
Famille d’Arloz
Les sujets traités dans la rubrique Gros plan sont le fruit de témoignages fiables, de documents originaux sous tous formats et de recherches factuelles menées dans de nombreux fonds d’archives publics et privés. Ils attestent des aspects méconnus ou singuliers de l’histoire du château et font revivre le souvenir de celles et ceux qui l’ont vécue.
